13th
novembre
2007

PAYSAGES D’AUTOMNE
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
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9th
août
2007
Il pleure dans mon coeur
Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s’écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?…
Ce deuil est sans raison.
C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !
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19th
juillet
2007
Prenez du soleil
Dans le creux des mains,
Un peu de soleil
Et partez au loin.
Partez dans le vent,
Suivez votre rêve.
Partez à l’instant ,
La jeunesse et brève.
Il est des chemins
Inconnus des hommes,
Il est des chemins
Si aériens !
Ne regrettez pas
Ce que vous quittez.
Regardez, là-bas,
L’horizon briller.
Loin, toujours plus loin,
Partez en chantant !
Le monde appartient
A ceux qui n’ont rien.
Poême de Maurice Carème
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15th
mars
2007
On s’aime d’abord par hasard.
Par jeu, par curiosité,
Pour avoir dans un regard
Lu des possibilités.
Et puis comme au fond de soi même
On s’aime beaucoup,
Si quelqu’un vous aime, on l’aime
Par conformité de goût.
On se rend grâce, on s’invite
A partager ses moindre maux.
On prend l’habitude, vite,
D’échanger des petits mots.
Quand on a longtemps dit les mêmes,
On les redit sans y penser.
Et alors, mon Dieu, l’on s’aime
Parce que l’on a commencé.
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20th
février
2007



Extrait des Fleurs du Mal. Par Charles Baudelaire
Homme libre, toujours, tu chériras la mer !
La mer est ton miroir, tu comtemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame.
Et ton esprist n’est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais à plonger au sein de ton image;
Tu l’embrasse des yeux et des bras et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets
Homme , nul n’a sondé le fond de tes abîmes.
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !
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24th
janvier
2007
Et si chaque flocon devenait un plaisir
Et si chaque flocon était éclat de rire
L’univers converti en un terrain de jeux
Ofrirait aux enfants des rêves merveilleux
Et si chaque flocon était une musique
Et si chaque flocon devenait si magique
Que la neige en chantant se ferait mélodie
Et que nous danserions dans sa douce folie …
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23rd
janvier
2007
De toute forme d’amour
L’amitié en est la tour
Du haut de laquelle les secours
Sont attendus les mauvais jours
L’ami cette denrée si rare
Connait nos coup de cafard
Dans nos nuits il est le phare
Du fardeau il prend sa part
Avec lui partager la fête
Complice dans la conquête
Envers lui toujours en dette
S’épauler dans la quête.
R.D.
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16th
décembre
2006
LE GIVRE
Mon dieu comme ils sont beaux
Les tremblants animaux
Que le givre a fait naitre
La nuit sur ma fenêtre
Ils broutent des fougères
Dans un bois plein d’étoiles
Et l’on voit la lumière
A travers leurs corps pâles
Il y a un chevreuil
Qui me connait déja
Il soulève pour moi
Son front d’entre les feuilles
Et quand il me regarde
Ses grands yeux sont si doux
Que je sens mon coeur battre
Et trembler mes genoux.
Laissez moi ô décembre!
Ce chevreuil merveilleux.
Je resterai sans feu
Dans ma petite chambre.
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